Entendu à une réunion :
- Ce projet c'est devenu mon bébé, mais moi je ne voulais pas que ce bébé-là soit juste à moi.
jeudi 11 février 2010
mercredi 3 février 2010
133. Lettre d'un immémorant
Il y a des néologismes qui s'imposent, d'autres qui sont plus accrocheurs. Celui-ci est des deux. J'ai découvert le concept d'immémorant avec soulagement, réalisant enfin que je fais partir d'un sinistre club de primates sans mémoire collective, qui regarde les nouvelles comme si tout ça sortait d'un studio de la Warner Bros., incapables de comprendre les vrais enjeux de l'actualité, encore moins leur source, comme si tout ça était sorti de l'imagination d'un Spielberg qui aurait recréé en studio les rives de la Méditerranée.
Tout ça parce qu'hier soir je suis allé voir un spectacle de mandolines ukrainiennes, une symphonie au grand complet, un truc qui remonte à 1919, certains joueurs étant d'ailleurs des membres fondateurs, et j'exagère à peine. Sonorités russes, autrichiennes de temps en temps, hongroises c'est comme rien, tout ça revu au goût du jour, bien entendu. J'écoute ça comme un gros con, vaguement conscient que c'est leur histoire qu'ils sont en train de me gratter là sur les cordes de leurs instruments de leurs mains osseuses. Et ils font quoi ici ces Ukrainiens?
À 16 ans, j'ai passé une semaine dans une famille ukrainienne en Saskatchewan, mon premier grand voyage, merci Trudeau.
À 50 ans, je passe une soirée à les regarder se trémousser la mandoline.
Et je sais toujours pas ce qu'ils sont venus faire ici. C'est pire, je ne me le suis jamais demandé avant ce soir. On décide pas un dimanche après-midi de partir d'Ukraine et de se rendre dans les Prairies canadiennes pour n'en jamais revenir, pour y perdre ses origines, et pour jouer de la mandoline jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je ne sais pas, je n'ai jamais su, je suis un immémorant.
Je suis perdu dans mes réflexions quand v'là-ti-pas qu'une douzaine de jeunes danseuses et de jeunes danseurs sort d'on ne sait où parmi le club d'âge d'or qui gratte furieusement les cordes de ses instruments. Les filles portent des jupes colorées qui ressemblent à des abat-jours quand elle tournoient sur elles-mêmes. Les garçons portent des grosses culottes bouffantes en rayonne et font des pirouettes parmi les abat-jours. L'auditoire que nous sommes est en extase, ça c'est de la vraie culture. Le chef d'orchestre s'emballe, ses quelques cheveux blancs s'affolent, je crains une crise d'apoplexie, mais non, il ne fait que donner l'ordre à ses ostéoporosiens de nous épater avec quelques succès américains. La foule est en délire, moi j'ai peur qu'ils nous poussent du Britney Spears et que les abat-jours s'envolent.
Ça doit être le vin, mais je vois les petites danseuses acadiennes, j'entends Elvis dans les boutiques du Vieux-Québec, des congrès mondiaux de têtes blanches, et j'ai peur. J'ai peur que le géant d'à-côté ait tout cassé dans la vitrine et qu'il n'y ait plus de place pour survivre quand on est différent.
Mais je ne suis qu'un immémorant, qu'est-ce que j'en sais?!
Tout ça parce qu'hier soir je suis allé voir un spectacle de mandolines ukrainiennes, une symphonie au grand complet, un truc qui remonte à 1919, certains joueurs étant d'ailleurs des membres fondateurs, et j'exagère à peine. Sonorités russes, autrichiennes de temps en temps, hongroises c'est comme rien, tout ça revu au goût du jour, bien entendu. J'écoute ça comme un gros con, vaguement conscient que c'est leur histoire qu'ils sont en train de me gratter là sur les cordes de leurs instruments de leurs mains osseuses. Et ils font quoi ici ces Ukrainiens?
À 16 ans, j'ai passé une semaine dans une famille ukrainienne en Saskatchewan, mon premier grand voyage, merci Trudeau.
À 50 ans, je passe une soirée à les regarder se trémousser la mandoline.
Et je sais toujours pas ce qu'ils sont venus faire ici. C'est pire, je ne me le suis jamais demandé avant ce soir. On décide pas un dimanche après-midi de partir d'Ukraine et de se rendre dans les Prairies canadiennes pour n'en jamais revenir, pour y perdre ses origines, et pour jouer de la mandoline jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je ne sais pas, je n'ai jamais su, je suis un immémorant.
Je suis perdu dans mes réflexions quand v'là-ti-pas qu'une douzaine de jeunes danseuses et de jeunes danseurs sort d'on ne sait où parmi le club d'âge d'or qui gratte furieusement les cordes de ses instruments. Les filles portent des jupes colorées qui ressemblent à des abat-jours quand elle tournoient sur elles-mêmes. Les garçons portent des grosses culottes bouffantes en rayonne et font des pirouettes parmi les abat-jours. L'auditoire que nous sommes est en extase, ça c'est de la vraie culture. Le chef d'orchestre s'emballe, ses quelques cheveux blancs s'affolent, je crains une crise d'apoplexie, mais non, il ne fait que donner l'ordre à ses ostéoporosiens de nous épater avec quelques succès américains. La foule est en délire, moi j'ai peur qu'ils nous poussent du Britney Spears et que les abat-jours s'envolent.
Ça doit être le vin, mais je vois les petites danseuses acadiennes, j'entends Elvis dans les boutiques du Vieux-Québec, des congrès mondiaux de têtes blanches, et j'ai peur. J'ai peur que le géant d'à-côté ait tout cassé dans la vitrine et qu'il n'y ait plus de place pour survivre quand on est différent.
Mais je ne suis qu'un immémorant, qu'est-ce que j'en sais?!
samedi 9 janvier 2010
132. Surmonter sa peur
Me voilà prêt à faire face à mon démon. J'ai mis des lunettes fumées, un chandail à capuchon et un foulard qui remonte sur mon menton, question de camoufler ma barbe. J'entre dans la librairie, me dirige vers "le" rayon, tente de me donner des airs de connaisseur, un vieil habitué de cette section de la librairie.
Je feuillette quelques bouquins, des revues, et je le vois. Là, je ne peux plus jouer le jeu, dès que je l'aurai pris dans mes mains, pas de niaisage, je dois filer vers la caisse, payer sans jaser avec la caissière, sortir. L'accoutrement n'aura pas servi à rien, je serai méconnaissable et on y verra que du feu.
C'est que pendant les Fêtes, je me suis retrouvé dans un brunch où j'ai laissé aller le morceau, naïvement, sans penser que j'attirerais l'attention sur moi autant. Tout le monde causait, parlait de ses prouesses, détaillait tel ou tel réussite, étonnant la galerie à chaque fois.
Et moi, tout bonnement, de tenter de me joindre à la discussion : He he, c'est que moi, je ne sais pas cuisiner.
Il y eut un silence. Tous les convives se tournèrent vers moi à l'unisson. Quelques secondes qui me semblèrent une éternité.
Et la discussion reprit, un peu comme on fait quand on veut tenter de faire oublier quelque chose, un ennui passager qu'on camoufle.
Je n'ai plus placé un mot de la soirée, ayant compris qu'une espèce de mon genre n'avait pas sa place en société, à moins de se taire, bien entendu.
C'est donc avec un exemplaire de "Cuisiner pour les nuls" que je suis sorti de la librairie cet après-midi, bien décidé à m'y mettre.
Je suis rendu à la page deux. Je vous en donnerai des nouvelles.
Je feuillette quelques bouquins, des revues, et je le vois. Là, je ne peux plus jouer le jeu, dès que je l'aurai pris dans mes mains, pas de niaisage, je dois filer vers la caisse, payer sans jaser avec la caissière, sortir. L'accoutrement n'aura pas servi à rien, je serai méconnaissable et on y verra que du feu.
C'est que pendant les Fêtes, je me suis retrouvé dans un brunch où j'ai laissé aller le morceau, naïvement, sans penser que j'attirerais l'attention sur moi autant. Tout le monde causait, parlait de ses prouesses, détaillait tel ou tel réussite, étonnant la galerie à chaque fois.
Et moi, tout bonnement, de tenter de me joindre à la discussion : He he, c'est que moi, je ne sais pas cuisiner.
Il y eut un silence. Tous les convives se tournèrent vers moi à l'unisson. Quelques secondes qui me semblèrent une éternité.
Et la discussion reprit, un peu comme on fait quand on veut tenter de faire oublier quelque chose, un ennui passager qu'on camoufle.
Je n'ai plus placé un mot de la soirée, ayant compris qu'une espèce de mon genre n'avait pas sa place en société, à moins de se taire, bien entendu.
C'est donc avec un exemplaire de "Cuisiner pour les nuls" que je suis sorti de la librairie cet après-midi, bien décidé à m'y mettre.
Je suis rendu à la page deux. Je vous en donnerai des nouvelles.
lundi 4 janvier 2010
131. Paix sur terre vous avez dit?
Je pitonnais tout bêtement au Jour de l'An 2010 quand j'ai vu la scène aberrante de la Rose Parade aux Zétats. Comme grand invité d'honneur, espèce de Père Noël en fin de parade, on avait choisi Sullenberger, ce pilote qui avait réussi à faire atterrir son boeing sur l'Hudson, sauvant la vie de centaines de passagers, et la sienne, on s'entend là-dessus.
De chaque côté de l'auto qui le transportait, des joggeurs garde-du-corps qui guettaient dans la foule l'attentat toujours possible. Et moi de me demander : mais quissé qui voudrait tuer un vieux bonhomme qui a rien fait de mal à personne pis qui a sauvé des vies? Un fou, évidemment. C'est plein de fous, partout.
Des fois je me demande si la haine n'est pas un symptôme de la folie, un petit truc mental, une enfance de merde, des bibittes pas réglées.
J'aime pas tout le monde de la même façon, c'est clair. Mais j'en connais qui m'ont fait chier le tralala et je n'arrive quand même pas à haïr personne au point de leur vouloir du mal, ou même de la malchance. J'arrive pas à comprendre la haïne. C'est un concept qui me dépasse.
Quand une nouvelle année commence tout bonnement comme ça, on apprend vite la première naissance, six secondes plus tard cette année, c'est beau ça. Je sais pas pourquoi mais j'imagine les hopitaux qui tentent de retarder les naissances le plus possible, pour passer à'tivi. L'accoucheur qui pousse sur le bébé pour qu'il reste en-dedans et la mère qui s'en cibouère et qui pousse pour que ça sorte au plus sacrant! C'est beau quand même, le premier bébé de l'année.
Ensuite, ce sera le premier meurtre de l'année. Ça se peut-tu ben que quelque part, y'a un con qui trame quelque chose parce qu'il tripperait de commettre le premier meurtre de l'année?
Le problème avec la paix dans le monde, c'est qu'on est même pu capable de l'imaginer.
Alors je vous souhaite un ti-peu de paix, chez-vous, bien tranquille, une petite sainte crisse de paix bien à vous. Parce que dehors, c'est pas ben beau...
De chaque côté de l'auto qui le transportait, des joggeurs garde-du-corps qui guettaient dans la foule l'attentat toujours possible. Et moi de me demander : mais quissé qui voudrait tuer un vieux bonhomme qui a rien fait de mal à personne pis qui a sauvé des vies? Un fou, évidemment. C'est plein de fous, partout.
Des fois je me demande si la haine n'est pas un symptôme de la folie, un petit truc mental, une enfance de merde, des bibittes pas réglées.
J'aime pas tout le monde de la même façon, c'est clair. Mais j'en connais qui m'ont fait chier le tralala et je n'arrive quand même pas à haïr personne au point de leur vouloir du mal, ou même de la malchance. J'arrive pas à comprendre la haïne. C'est un concept qui me dépasse.
Quand une nouvelle année commence tout bonnement comme ça, on apprend vite la première naissance, six secondes plus tard cette année, c'est beau ça. Je sais pas pourquoi mais j'imagine les hopitaux qui tentent de retarder les naissances le plus possible, pour passer à'tivi. L'accoucheur qui pousse sur le bébé pour qu'il reste en-dedans et la mère qui s'en cibouère et qui pousse pour que ça sorte au plus sacrant! C'est beau quand même, le premier bébé de l'année.
Ensuite, ce sera le premier meurtre de l'année. Ça se peut-tu ben que quelque part, y'a un con qui trame quelque chose parce qu'il tripperait de commettre le premier meurtre de l'année?
Le problème avec la paix dans le monde, c'est qu'on est même pu capable de l'imaginer.
Alors je vous souhaite un ti-peu de paix, chez-vous, bien tranquille, une petite sainte crisse de paix bien à vous. Parce que dehors, c'est pas ben beau...
lundi 28 décembre 2009
130. Nouel blanc
Blanc comme du sable.
À la dernière minute, le prix d'un billet qui se refuse pas, et je suis parti passer la semaine de nouel au chaud. Le père nouel passe là aussi, ç'a l'air.
On décore les palmiers, j'y aurais pas pensé. On vend des sapins de nouel au coin des rues. C'est juste que les vendeurs sont en bedaine au lieu de porter une tuque pis des mitaines. Le reste, c'est pareil. Nouel. Sauf le sapin de nouel en plastique gonflable qui flotte dans la piscine, ça j'en avais jamais vu.
Beaucoup de monde en vacances. Des gens qui passent l'hiver là aussi. Et des gens qui vivent là, tout court, aussi. Sur les autoroutes, des grandes affiches pour faire la promotion de chirurgie plastique. Restez jeunes, qu'ils disent les panneaux. Alors on rencontre beaucoup de gens qui se sont fait étirés la face et qui ont constamment l'air surpris, du genre qu'ils viennent de voir la madone apparaître derrière leur sapin en plastique dans leur piscine. Je sais pas si leur chirurgie elle a fonctionné mais ils sont pognés avec leur air de grand étonné pour le reste de leur vie, c'est quand même pas jojo.
- Hey, t'as l'air surpris!
- T'aurais du voir la facture du chirurgien, tu aurais l'air surpris toi aussi.
Joyeux Noël.
À la dernière minute, le prix d'un billet qui se refuse pas, et je suis parti passer la semaine de nouel au chaud. Le père nouel passe là aussi, ç'a l'air.
On décore les palmiers, j'y aurais pas pensé. On vend des sapins de nouel au coin des rues. C'est juste que les vendeurs sont en bedaine au lieu de porter une tuque pis des mitaines. Le reste, c'est pareil. Nouel. Sauf le sapin de nouel en plastique gonflable qui flotte dans la piscine, ça j'en avais jamais vu.
Beaucoup de monde en vacances. Des gens qui passent l'hiver là aussi. Et des gens qui vivent là, tout court, aussi. Sur les autoroutes, des grandes affiches pour faire la promotion de chirurgie plastique. Restez jeunes, qu'ils disent les panneaux. Alors on rencontre beaucoup de gens qui se sont fait étirés la face et qui ont constamment l'air surpris, du genre qu'ils viennent de voir la madone apparaître derrière leur sapin en plastique dans leur piscine. Je sais pas si leur chirurgie elle a fonctionné mais ils sont pognés avec leur air de grand étonné pour le reste de leur vie, c'est quand même pas jojo.
- Hey, t'as l'air surpris!
- T'aurais du voir la facture du chirurgien, tu aurais l'air surpris toi aussi.
Joyeux Noël.
dimanche 6 décembre 2009
129. Maudit nouel à marde
Beau matin ensoleillé, j'aurais marché au bout du monde avec mon chien si j'avais eu un GPS pour m'indiquer la route. Lui, il aurait été bien d'accord vu que ç'aurait été plein de nouvelles affaires à sniffer.
Au lieu de ça, j'ai été pris d'une envie sordide de ramper sous mon escalier pour aller voir ce qu'il pouvait bien y avoir dans les boîtes de décoration de Noël. Pour être certain de pas rater mon coup, j'ai mis de la musique triste à faire brailler Marie, son bébé, Joseph pis les trois rois mages à s'en moucher sur leurs capes de velours.
C'est que c'est tout plein de souvenirs ces maudites boîtes-là! J'ai retrouvé un ange qui a l'air sur la grosse brosse mais qu'on sortait à tous les ans parce qu'on disait que c'était la blonde de Fripon, le toutou-lapin préféré de mon bébé. J'ai retrouvé un maudit gros chien rouge avec une tuque à pompon qui trônait toujours sur la bibliothèque du sous-sol. Pis j'ai trouvé des milliers de lumières de Noël achetées en spécial après les Fêtes l'année passée par un passant qui pensait passer le prochain Nouel dans les parages.
Pis hier, chu allé magasiner pis y'a don' ben du monde dans les magasins! Pis le monde, sont ben enragés dans les stationnements. Pis là je dois me dépêcher parce que je suis invité à un brunch de Nouel pis je suis un peu en retard. J'ai pas encore emballé le cadeau.
Le soir de Noël, j'aimerais ça qu'il neige un ti-peu. Peut-être que je me taperai une messe de minuit avec une belle chorale qui a pratiqué depuis l'été passé. Ensuite, je reviendrai à la maison, et on ira prendre une grande marche mon chien pis moi, peut-être jusqu'au bout du monde si le Père Noël m'apporte un GPS.
Au lieu de ça, j'ai été pris d'une envie sordide de ramper sous mon escalier pour aller voir ce qu'il pouvait bien y avoir dans les boîtes de décoration de Noël. Pour être certain de pas rater mon coup, j'ai mis de la musique triste à faire brailler Marie, son bébé, Joseph pis les trois rois mages à s'en moucher sur leurs capes de velours.
C'est que c'est tout plein de souvenirs ces maudites boîtes-là! J'ai retrouvé un ange qui a l'air sur la grosse brosse mais qu'on sortait à tous les ans parce qu'on disait que c'était la blonde de Fripon, le toutou-lapin préféré de mon bébé. J'ai retrouvé un maudit gros chien rouge avec une tuque à pompon qui trônait toujours sur la bibliothèque du sous-sol. Pis j'ai trouvé des milliers de lumières de Noël achetées en spécial après les Fêtes l'année passée par un passant qui pensait passer le prochain Nouel dans les parages.
Pis hier, chu allé magasiner pis y'a don' ben du monde dans les magasins! Pis le monde, sont ben enragés dans les stationnements. Pis là je dois me dépêcher parce que je suis invité à un brunch de Nouel pis je suis un peu en retard. J'ai pas encore emballé le cadeau.
Le soir de Noël, j'aimerais ça qu'il neige un ti-peu. Peut-être que je me taperai une messe de minuit avec une belle chorale qui a pratiqué depuis l'été passé. Ensuite, je reviendrai à la maison, et on ira prendre une grande marche mon chien pis moi, peut-être jusqu'au bout du monde si le Père Noël m'apporte un GPS.
jeudi 26 novembre 2009
128. Histoire de tables
Il était une fois des tables.
Il faut savoir qu'au départ, il y avait sept tables.
Alors les sept tables, elles ont décidé de former le Comité des tables.
Autour des tables, on encadre le personnel.
Des fois, il faut leur rappeler quel chapeau ils portent.
Un moment donné, on s'est aperçu que les mêmes personnes étaient assises autour de deux tables alors on a décidé d'éliminer une table.
Il faut tenir compte de ce qui se passe sur le terrain, mais ça laisse des gros trous.
Dans le fond, ce qu'il faudrait, c'est une table avec des dents.
C'était mes notes de réunion des derniers jours. Il y a une chose qui m'a vraiment fait peur, mais comme ça n'avait rien à voir avec les tables, je n'en ai pas parlé plus haut. Je suis certain que ça va vous faire peur aussi; il s'agit d'une coalition de bambins. Les coalitions, ça fait très sérieux. Si les bambins se mettent à s'organiser en coalition, moi ça m'inquiète.
Beaucoup.
Il faut savoir qu'au départ, il y avait sept tables.
Alors les sept tables, elles ont décidé de former le Comité des tables.
Autour des tables, on encadre le personnel.
Des fois, il faut leur rappeler quel chapeau ils portent.
Un moment donné, on s'est aperçu que les mêmes personnes étaient assises autour de deux tables alors on a décidé d'éliminer une table.
Il faut tenir compte de ce qui se passe sur le terrain, mais ça laisse des gros trous.
Dans le fond, ce qu'il faudrait, c'est une table avec des dents.
C'était mes notes de réunion des derniers jours. Il y a une chose qui m'a vraiment fait peur, mais comme ça n'avait rien à voir avec les tables, je n'en ai pas parlé plus haut. Je suis certain que ça va vous faire peur aussi; il s'agit d'une coalition de bambins. Les coalitions, ça fait très sérieux. Si les bambins se mettent à s'organiser en coalition, moi ça m'inquiète.
Beaucoup.
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