J'écoutais pas, je vous le jure. Mais j'ai entendu.
Ils avaient tous les deux vingt ans, max. Un gars, une fille, vendeurs dans une boutique du Marché-By.
- Il m'a flushé.
- Ah ouin?
- Il a dit « Pitché! » pis y'a raccroché.
- Han? Pitché? Comme dans « Mâ te pitcher dans 'és boîtes? »
- Ouin, ça doit être ça.
Sauf que moi, j'étais avec ma fille pis on a entendu la même conversation. Elle écoutait pas elle non plus, je vous le jure. Mais elle a entendu.
Ma fille et moi, on sait que si le gars a raccroché en disant « Pitché! », c'est que le copain, il est Acadien.
Et en Acadien, ça veut pas dire qu'il veut la « pitcher » dans les boîtes, ça veut dire qu'il a pitié d'elle mais d'une pitié méprisante, ce qui se traduit mieux par « Pauvre conne. »
Mais ma fille et moi, on lui a pas dit à la fille que c'est ça que ça voulait dire parce qu'elle avait l'air déjà assez bouleversée de s'être fait pitcher dans les boîtes, sans qu'en plus on lui apprenne qu'elle est une pauvre conne.
C'est quand même commode d'être trilingue.
mercredi 15 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
79. Tant à découvrir
Vendredi j'ai pris congé. Je m'étais fait une petite liste de choses à faire et le changement pour des plaques d'immatriculation en français en faisait partie. Difficile de dire pourquoi ça continuait de me trotter dans la tête. Sûrement parce que la défense du français est en quelque sorte mon gagne-pain mais sans doute aussi par respect pour le comité de crétins qui a dû voir à la traduction de Yours to Discover. J'imaginais des mois de réunion et des votes contre les suggestions des traducteurs dépités : La tienne à découvrir (trop littéral), Découvrez la vôtre (trop suggestif) Découvrez-vous (trop tentant) et Découvrez-la (purement cochon).
C'est donc par pitié pour tous ces gens que je me suis pointé au comptoir de l'agence de distribution des plaques d'immatriculations. Cette fois-ci, je me suis rendu directement au comptoir des informations, question de ne pas perdre une minute. Je suis en congé mais mon intention première n'est quand même pas de le passer dans une file d'attente.
Je suis chanceux, il n'y a qu'un type devant moi. C'est un Chinois qui tente d'expliquer dans son anglais approximatif qu'il y a une erreur sur son permis. On a inversé son nom et son prénom et il aimerait que ce soit corrigé. Disons qu'il s'appelle Ming Wâ, on l'a appelé Wâ Ming et ça l'agace un peu. Mais il sourit toujours en expliquant tout ça. Il sourit aussi quand elle lui dit qu'il va devoir faire un changement de nom. Il prend un numéro et s'assit tranquillement en attendant qu'on l'appelle à nouveau.
Arrive mon tour et je lui demande si ça va être long pour obtenir des plaques en français. À côté d'un changement de nom, j'ai presque honte de la déranger pour si peu. Elle me flanque un tourne-vis dans la main et me demande mes papiers, que j'ai avec moi, petit futé que je suis.
- Allez chercher vos plaques et je vous complète les formulaires en attendant. Ça va aller vite.
- Wow, que je dis.
Je sors dévisser mes plaques. Faut dire aussi que je n'ai jamais réussi à retenir mon numéro de plaque et que ça m'agaçait un peu. Quatre lettres et trois chiffres, c'est pourtant pas difficile mais je suis tombé sur quatre lettres qui ne faisaient aucun sens pour moi. Même aujourd'hui, je ne m'en souviens déjà plus. Une série de consonnes sans aucun référent auquel je pourrais me raccrocher : BFZT ou BZVL je ne sais plus...
J'apporte donc les plaques BLRF Yours to Discover en me disant que je fais un bon coup. Ça peut pas être pire.
Je remets donc les plaques au comptoir des renseignements. Elle les repousse gentiment et me tendant un dossier que je dois apporter à un comptoir de service. Elle m'indique aussi de prendre un numéro. Elle doit voir dans ma face que je débine car elle ajoute : « Ça va aller vite. ».
Ouais.
Elle a raison, les numéros défilent à toute allure.
Devant moi, le Chinois qui change de nom. Il doit prendre sa photo à nouveau. Il sourit toujours, devant la caméra encore plus. La fille qui prend la photo lui dit « No expression, please. » Cette fois, ça le fait franchement rire. « No, no. No teeth please. » Moi je me dis qu'il va enlever son dentier, c'est certain. Mais non, il met sa main devant sa bouche le con.
Après quatre reprises, il finit par se donner un air à-peu-près sérieux et la photo satisfait la commis.
C'est ensuite mon tour. Une commis vérifie mes documents et une autre apporte les plaques. Je jette un coup d'oeil furtif : Tant à découvrir, en toutes petites lettres mais c'est bien en français.
En quinze minutes, tout était réglé et j'étais à quatre pattes dans le stationnement en train de remettre les nouvelles plaques. Toutes neuves, pas d'insectes effoirés dessus. Du coup, je décide de me rendre à un lave-auto, question que l'auto soit aussi propre que les plaques neuves.
Je retourne à la maison, pas mal fier de mon coup.
Mon copain est justement dans le garage en train de bricoler.
- Ah, tu changer les license plates? (sic).
- Ben oui.
- BEAD, that's easy enough to remember. It's an English word!
- Phoque.
C'est donc par pitié pour tous ces gens que je me suis pointé au comptoir de l'agence de distribution des plaques d'immatriculations. Cette fois-ci, je me suis rendu directement au comptoir des informations, question de ne pas perdre une minute. Je suis en congé mais mon intention première n'est quand même pas de le passer dans une file d'attente.
Je suis chanceux, il n'y a qu'un type devant moi. C'est un Chinois qui tente d'expliquer dans son anglais approximatif qu'il y a une erreur sur son permis. On a inversé son nom et son prénom et il aimerait que ce soit corrigé. Disons qu'il s'appelle Ming Wâ, on l'a appelé Wâ Ming et ça l'agace un peu. Mais il sourit toujours en expliquant tout ça. Il sourit aussi quand elle lui dit qu'il va devoir faire un changement de nom. Il prend un numéro et s'assit tranquillement en attendant qu'on l'appelle à nouveau.
Arrive mon tour et je lui demande si ça va être long pour obtenir des plaques en français. À côté d'un changement de nom, j'ai presque honte de la déranger pour si peu. Elle me flanque un tourne-vis dans la main et me demande mes papiers, que j'ai avec moi, petit futé que je suis.
- Allez chercher vos plaques et je vous complète les formulaires en attendant. Ça va aller vite.
- Wow, que je dis.
Je sors dévisser mes plaques. Faut dire aussi que je n'ai jamais réussi à retenir mon numéro de plaque et que ça m'agaçait un peu. Quatre lettres et trois chiffres, c'est pourtant pas difficile mais je suis tombé sur quatre lettres qui ne faisaient aucun sens pour moi. Même aujourd'hui, je ne m'en souviens déjà plus. Une série de consonnes sans aucun référent auquel je pourrais me raccrocher : BFZT ou BZVL je ne sais plus...
J'apporte donc les plaques BLRF Yours to Discover en me disant que je fais un bon coup. Ça peut pas être pire.
Je remets donc les plaques au comptoir des renseignements. Elle les repousse gentiment et me tendant un dossier que je dois apporter à un comptoir de service. Elle m'indique aussi de prendre un numéro. Elle doit voir dans ma face que je débine car elle ajoute : « Ça va aller vite. ».
Ouais.
Elle a raison, les numéros défilent à toute allure.
Devant moi, le Chinois qui change de nom. Il doit prendre sa photo à nouveau. Il sourit toujours, devant la caméra encore plus. La fille qui prend la photo lui dit « No expression, please. » Cette fois, ça le fait franchement rire. « No, no. No teeth please. » Moi je me dis qu'il va enlever son dentier, c'est certain. Mais non, il met sa main devant sa bouche le con.
Après quatre reprises, il finit par se donner un air à-peu-près sérieux et la photo satisfait la commis.
C'est ensuite mon tour. Une commis vérifie mes documents et une autre apporte les plaques. Je jette un coup d'oeil furtif : Tant à découvrir, en toutes petites lettres mais c'est bien en français.
En quinze minutes, tout était réglé et j'étais à quatre pattes dans le stationnement en train de remettre les nouvelles plaques. Toutes neuves, pas d'insectes effoirés dessus. Du coup, je décide de me rendre à un lave-auto, question que l'auto soit aussi propre que les plaques neuves.
Je retourne à la maison, pas mal fier de mon coup.
Mon copain est justement dans le garage en train de bricoler.
- Ah, tu changer les license plates? (sic).
- Ben oui.
- BEAD, that's easy enough to remember. It's an English word!
- Phoque.
jeudi 11 septembre 2008
78. Le bec cloué
À la une, l'ADQ appuie Harper.
Page 3, le diocèse de Montréal octroie une bourse d'études à un prètre qui vient d'être accusé d'attouchements sexuels sur une tite-fille de 8 ans. Il s'en vient étudier à Ottawa.
Plus loin, une candidate à la vice-présidence américaine brandit au bout de ses bras son enfant trisomique, symbole de sa pureté chrétienne, elle qui continue d'avoir des enfants - donc de fourrer, la cochonne - même si ses chances virevoltent autour des 75% d'avoir un enfant anormal. Ça pourrait lui rapporter des votes, paraît-il.
Pis Dion qui se fait chier sur l'épaule par un macareux.
Aujourd'hui, j'ai comme rien à dire, mettons.
Page 3, le diocèse de Montréal octroie une bourse d'études à un prètre qui vient d'être accusé d'attouchements sexuels sur une tite-fille de 8 ans. Il s'en vient étudier à Ottawa.
Plus loin, une candidate à la vice-présidence américaine brandit au bout de ses bras son enfant trisomique, symbole de sa pureté chrétienne, elle qui continue d'avoir des enfants - donc de fourrer, la cochonne - même si ses chances virevoltent autour des 75% d'avoir un enfant anormal. Ça pourrait lui rapporter des votes, paraît-il.
Pis Dion qui se fait chier sur l'épaule par un macareux.
Aujourd'hui, j'ai comme rien à dire, mettons.
jeudi 4 septembre 2008
77. Un nouveau soap américain
Quand on n'est plus élève ou enseignant, il ne reste de la Rentrée que l'excitation provoquée par les nouvelles émission. Avec mes nouvelles 798 chaînes de télé, 13 gratuites et le reste pour une bouchée de pain, je ne sais plus à quel sein (sic) me vouer. Parmi tous les galas de la Rentrée, je dois faire des choix.
J'ai donc décidé de me consacrer au reality show de Sarah Palin, un mélange de Nana Mouskouri (les lunettes) et de Desperate Housewives (les cheveux et le beau petit mari). Il s'agit d'une télésérie qui se déroule en Alaska et qui est commanditée par les produits congelés McCain, si j'ai bien compris.
Dès le premier épisode, on est plongé dans une aventure abracadabrante du quotidien de l'héroïne. Sa fille aînée est enceinte d'un gentil garçon qui n'a pas du tout envie de se marier à 18 ans (il veut atteindre l'âge légal pour au moins pouvoir se saoûler à ses noces) et elle décide de le garder au nom de la morale chrétienne. On apprend aussi du même coup que Sarah, le personnage principal, aurait eu une aventure extra-conjugale avec le collègue de son beau petit mari. L'ayant préféré à ce dernier le temps d'une session de touche-pipi, on l'imagine déjà encore plus séduisant et on se met à fantasmer sur l'acteur qui a bien pu décrocher le rôle : Johnny Depp? Difficile à imaginer en partenaire d'affaires. Brad Pitt? Trop cliché. Comme il n'est pas encore apparu dans la série, tous les paris sont ouverts mais sa gueule ne devrait pas tarder à faire l'objet d'un prochain épisode.
En attendant mieux, c'est mon choix d'émission fétiche pour l'automne 2008. Si j'ai le temps, j'écouterai peut-être les nouvelles aussi.
J'ai donc décidé de me consacrer au reality show de Sarah Palin, un mélange de Nana Mouskouri (les lunettes) et de Desperate Housewives (les cheveux et le beau petit mari). Il s'agit d'une télésérie qui se déroule en Alaska et qui est commanditée par les produits congelés McCain, si j'ai bien compris.
Dès le premier épisode, on est plongé dans une aventure abracadabrante du quotidien de l'héroïne. Sa fille aînée est enceinte d'un gentil garçon qui n'a pas du tout envie de se marier à 18 ans (il veut atteindre l'âge légal pour au moins pouvoir se saoûler à ses noces) et elle décide de le garder au nom de la morale chrétienne. On apprend aussi du même coup que Sarah, le personnage principal, aurait eu une aventure extra-conjugale avec le collègue de son beau petit mari. L'ayant préféré à ce dernier le temps d'une session de touche-pipi, on l'imagine déjà encore plus séduisant et on se met à fantasmer sur l'acteur qui a bien pu décrocher le rôle : Johnny Depp? Difficile à imaginer en partenaire d'affaires. Brad Pitt? Trop cliché. Comme il n'est pas encore apparu dans la série, tous les paris sont ouverts mais sa gueule ne devrait pas tarder à faire l'objet d'un prochain épisode.
En attendant mieux, c'est mon choix d'émission fétiche pour l'automne 2008. Si j'ai le temps, j'écouterai peut-être les nouvelles aussi.
jeudi 28 août 2008
76. Café frais
À mon bureau, c'est bien pratique, quand on fait du café, on met devant la cafètière une petite affichette qui dit " café frais ". C'est génial quand on arrive le matin.
Il est tout près de 17h et je viens d'aller voir s'il reste du café. Le pot de café est bien là, le fond grillé d'un cercle brun-noir, dégageant une odeur de sabot de rosse en rût, arborant fièrement son affichette de café frais.
Moi je vous le demande : Quand faut-il cesser de se fier aux affichettes pleines de bonnes intentions?
Il est tout près de 17h et je viens d'aller voir s'il reste du café. Le pot de café est bien là, le fond grillé d'un cercle brun-noir, dégageant une odeur de sabot de rosse en rût, arborant fièrement son affichette de café frais.
Moi je vous le demande : Quand faut-il cesser de se fier aux affichettes pleines de bonnes intentions?
mardi 26 août 2008
75. Chatter jadis et naguère
Je dinais avec une amie, elle aussi parent d'ados, et on piaillait à tout rompre sur les méfaits du clavardage chez la nouvelle génération, des effets pervers de cette communication électronique qui nous soustrait à l'obligation de se dire les choses dans le blanc des yeux et de se regarder en face. Je lui racontais qu'il n'était pas rare de voir les jeunes débouler de l'autobus scolaire en se précipitant vers leur ordi pour chatter avec leurs amis, avec qui ils viennent de passer la journée.. sans s'adresser la parole.
Puis je me suis souvenu de ma première blonde, le premier grand amour de ma vie, une fille de 5e année B aux grands yeux bleus et aux cheveux bruns. Elle portait souvent un chandail turquoise et j'aimais bien son chandail turquoise. Peut-être que ça allait bien avec ses yeux mais qu'est-ce que j'en sais?
Donc environs 11-12 ans qu'elle avait la fille. Et ses parents avaient déjà décidé pour elle qu'elle serait promise à un bon garçon de son petit village alors elle était triste toujours avec ses grands yeux. Et moi j'aimais pas la voir triste. Alors à tous les soirs, je lui écrivais une lettre que je mettais dans une enveloppe et que je lui remettais le lendemain pour qu'elle lise en secret rendue chez elle. Elle avait pas le droit de la lire sur l'autobus car elle aurait risqué que quelqu'un lui chipe la lettre et rigole avec les potes et que ce soit la fin du monde, rien de moins. Donc, elle attendait d'être rendue chez elle, d'avoir aidé sa mère à préparer le souper, car vous l'avez deviné, c'était une bonne fille. Ensuite, elle montait sagement à sa chambre mansardée (bon je sais pas - j'ai jamais vu sa chambre mais j'aime penser qu'elle avait une chambre mansardée avec ses grands yeux et son chandail turquoise) et elle se garrochait sur la lettre comme une folle perverse assoiffée de mots. Elle lisait mes messages enflammés de toute l'énergie calorifère de mes onze ans et... y répondait, de sa belle écriture apprise par les Soeurs mais avec la touche spéciale de ses grands yeux.
Ça a duré deux ans! Ses dernières lettres m'annonçaient que son futur avait commencé à venir souper à la maison les dimanches soirs. (Vrai, vrai, même si je sais que j'ai l'air de raconter quelque chose sorti tout droit des Filles de Caleb.)
Je l'ai perdu de vue pendant plusieurs années. À vingt ans, mon emploi d'été comme étudiant était à la régie des alcools de mon village et je l'ai revue. Elle était venue au magasin, avec lui, acheter le vin et la bière, avec le permis nécessaire, pour ses noces.
On ne s'est pas parlé mais on s'est beaucoup regardé et ses yeux, ils étaient encore tristes.
Puis je me suis souvenu de ma première blonde, le premier grand amour de ma vie, une fille de 5e année B aux grands yeux bleus et aux cheveux bruns. Elle portait souvent un chandail turquoise et j'aimais bien son chandail turquoise. Peut-être que ça allait bien avec ses yeux mais qu'est-ce que j'en sais?
Donc environs 11-12 ans qu'elle avait la fille. Et ses parents avaient déjà décidé pour elle qu'elle serait promise à un bon garçon de son petit village alors elle était triste toujours avec ses grands yeux. Et moi j'aimais pas la voir triste. Alors à tous les soirs, je lui écrivais une lettre que je mettais dans une enveloppe et que je lui remettais le lendemain pour qu'elle lise en secret rendue chez elle. Elle avait pas le droit de la lire sur l'autobus car elle aurait risqué que quelqu'un lui chipe la lettre et rigole avec les potes et que ce soit la fin du monde, rien de moins. Donc, elle attendait d'être rendue chez elle, d'avoir aidé sa mère à préparer le souper, car vous l'avez deviné, c'était une bonne fille. Ensuite, elle montait sagement à sa chambre mansardée (bon je sais pas - j'ai jamais vu sa chambre mais j'aime penser qu'elle avait une chambre mansardée avec ses grands yeux et son chandail turquoise) et elle se garrochait sur la lettre comme une folle perverse assoiffée de mots. Elle lisait mes messages enflammés de toute l'énergie calorifère de mes onze ans et... y répondait, de sa belle écriture apprise par les Soeurs mais avec la touche spéciale de ses grands yeux.
Ça a duré deux ans! Ses dernières lettres m'annonçaient que son futur avait commencé à venir souper à la maison les dimanches soirs. (Vrai, vrai, même si je sais que j'ai l'air de raconter quelque chose sorti tout droit des Filles de Caleb.)
Je l'ai perdu de vue pendant plusieurs années. À vingt ans, mon emploi d'été comme étudiant était à la régie des alcools de mon village et je l'ai revue. Elle était venue au magasin, avec lui, acheter le vin et la bière, avec le permis nécessaire, pour ses noces.
On ne s'est pas parlé mais on s'est beaucoup regardé et ses yeux, ils étaient encore tristes.
vendredi 1 août 2008
74. De nouvelles plaques?
Ben voyons! Pourquoi de nouvelles plaques alors que je me suis usé les talons dans tous les bureaux de services pour avoir les premières? C'est pourtant simple...
Hier, je batifolais d'un site Web à un autre quand ma souris est tombée sur le site de l'Office des affaires franco-ontariennes ou quelque chose du genre. Ce qui importe, c'est que le site annonçait en grandes pompes que l'Ontario offrait désormais une version française de ses plaques d'immatriculation. Il n'en fallait pas plus que le francophone qui ne sommeille pas en moi ne se réveille pas puisqu'il est déjà bien éveillé.
Je sais pas pourquoi mais j'ai comme un feeling que ça va pas être si simple que ça d'avoir des plaques d'immatriculation en français. Je vous en donnerai des nouvelles.
Hier, je batifolais d'un site Web à un autre quand ma souris est tombée sur le site de l'Office des affaires franco-ontariennes ou quelque chose du genre. Ce qui importe, c'est que le site annonçait en grandes pompes que l'Ontario offrait désormais une version française de ses plaques d'immatriculation. Il n'en fallait pas plus que le francophone qui ne sommeille pas en moi ne se réveille pas puisqu'il est déjà bien éveillé.
Je sais pas pourquoi mais j'ai comme un feeling que ça va pas être si simple que ça d'avoir des plaques d'immatriculation en français. Je vous en donnerai des nouvelles.
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